Je t’ai appelé, tu es à moi!


Que dire lors de journées quand c’est un peu plus difficile ? J’aimerais bien que la vie soit un long fleuve tranquille, mais apparemment il n’en est pas ainsi. Et même si j’ai appris, avec le temps, de faire confiance à Dieu, et de lui remettre mes soucis, et ce qui me trotte dans la tête, et les membres de ma famille, parfois je dois quand même consciemment choisir de nouveau de dire : oui, Seigneur, je te fais confiance. Je ne sais pas pourquoi telle ou telle chose arrive, mais je te fais confiance.

Et puis, je suis tombé sur ces deux textes bibliques.

Ésaïe 43,1-7[1] & Ésaïe 49,14-16[2]

Ces mots ont été prononcé par le prophète Ésaïe au peuple d’Israël alors que celui-ci était en captivité, soumis à un roi étranger.

Pour les Israélites, cette parole de Dieu devient une protestation contre les conditions sous lesquelles ils vivent maintenant. Pour eux, c’est une parole de liberté – ils n’appartiennent plus au roi babylonien, ni au nouveau souverain perse, même s’il devait les réclamer. Ils se souviennent de Dieu, qui les a déjà libérés d’Égypte. Qui les a sauvées à travers les eaux de la mer Rouge. Même si les peuples étrangers et les rois les oppriment ils ne vont pas gagner.

Comment pouvons-nous entendre ces phrases aujourd’hui ?

Par Jésus, en tant que croyants, nous participons dans les promesses faites au peuple d’Israël.

Jésus nous a appris à regarder Dieu comme un Père aimant, à qui nous pouvons demander de l’aide, pleins de confiance.

Par Jésus, nous appartenons à Dieu et nous entendons à nouveau sa promesse à Israël – et cette fois, elle est pour nous, les individus. Il promet de nous accompagner sur nos chemins. Ne crains pas, (…) tu es à moi !

Quand tu passeras dans l’eau, je serai avec toi, afin que les rivières ne te noient pas ; et quand tu iras au feu, tu ne brûleras pas, et la flamme ne te brûlera pas.

Feu et eau, dans l’antiquité, symbolisaient tous les dangers possibles qu’une personne pourrait rencontrer et craindre.

Pour nous aussi, la peur peut prendre de nombreuses images, et il en va de même pour les difficultés que nous pouvons rencontrer sur notre chemin. Parfois, ces difficultés sont petites, et on a vite passé par-dessus, mais il peut aussi arriver qu’ils soient plus grands et plus tenaces, et nous donnent plus de fil à retordre, et parfois peuvent même mettre notre foi à l’épreuve. Nous avons peur de la maladie et de la souffrance ; de perdre le travail ; de la solitude ; d’être différent ; de la terreur, de la guerre.

Je pense que d’avoir peur, ou de se faire des soucis n’est pas une mauvaise chose en soi – c’est tout à fait naturel. Mais il y a des moments, des jours, où cette peur, ce nuage gris, à tendance à vouloir s’étendre à toute la personne, pour occuper nos pensées et nos actions complètement et nous paralyse.

Dieu veut alors nous arracher de cela.

Il nous connaît avec nos faiblesses et nos forces. Dieu nous libère et nous donne un nouvel espace pour agir.

Dieu est là. Il nous a rejoint. Il nous tient.

Peu importe ce qui se passe dans nos vies, ce que nous traversons : Dieu est là. Il traverse avec nous. Il nous accompagne. On sera mouillé, mais pas submergé ; on aura quelques poils cramés, mais on ne sera pas calcinés. Il est là.

Pourquoi ? Il le dit : parce que chacun est précieux à ses yeux, infiniment. Si on s’imagine, que quelqu’un donnerait toute la population d’un pays en rançon pour soi, tellement on vaut cher, ou tout l’or qui se trouve dans les trésors de la banque nationale ? C’est ça !

Il ne nous oubliera jamais, à aucun instant.

Moi, j’ai souvent du mal à me rappeler des noms. On peut me les dire 100 fois, je risque toujours encore d’oublier à moins de le voir écrit et attaché sur la personne !

Mais pas Dieu : il connait nos noms, chacun de nos noms. Ainsi, il peut entrer en relation avec nous et nous appeler, et nous pouvons lui répondre pleins de confiance. Une relation entre les gens a son noyau dans la conversation. La relation entre l’homme et Dieu a son noyau dans la prière.

La prière est pour la relation entre Dieu et l’homme ce qu’est la conversation pour la relation entre les gens. Nous pouvons appeler Dieu, nous plaindre à lui, lui remercier et lui demander. Et Dieu lui répondra, peut-être pas comme on l’attend, mais sûrement selon ses promesses – Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Je t’accompagne à travers les tempêtes, les inondations et les feux de la vie. Et si tu te sens si mal, tu peux compter sur moi.

Dieu nous accompagne, tous ceux qu’il connaît par son nom, avec sa miséricorde.

 

[1] Maintenant, voici ce que dit l’Éternel, celui qui t’a créé, Jacob, celui qui t’a façonné, Israël:
N’aie pas peur, car je t’ai racheté.
Je t’ai appelé par ton nom: tu m’appartiens!
2 Si tu traverses de l’eau, je serai moi-même avec toi;
si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront pas.
Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas
et la flamme ne te fera pas de mal.
3 En effet, je suis l’Éternel, ton Dieu,
le Saint d’Israël, ton sauveur.
J’ai donné l’Égypte en rançon pour toi,
l’Éthiopie et Saba à ta place.
4 Parce que tu as de la valeur à mes yeux,
parce que tu as de l’importance et que je t’aime,
je donne des hommes à ta place,
des peuples en échange de ta vie.
5 N’aie pas peur, car je suis moi-même avec toi.
Je ramènerai ta descendance de l’est
et je te rassemblerai de l’ouest.
6 Je dirai au nord: «Donne!»
et au sud: «Ne retiens personne!
Ramène mes fils des pays lointains
et mes filles de l’extrémité de la terre,
7 tous ceux qui portent mon nom,
que j’ai créés pour ma gloire,
que j’ai façonnés, que j’ai faits.»

 

[2] 14 Sion disait: «L’Éternel m’a abandonnée,
le Seigneur m’a oubliée!»
15 Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite?
N’a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre?
Même si elle l’oubliait,
moi je ne t’oublierai jamais.
16 Vois! Je t’ai gravée sur mes mains.
Tes murailles sont constamment devant moi.

 

Publié par

dianaschaerer

Théologienne, blogueuse et prédicatrice, mère de deux enfants, épouse et auteur d’un petit commentaire sur l’Ecclésiaste – telle est celle qui se cache derrière ce petit coin du web. Theologian, blogger and preacher, mother of two children, wife and author of a small commentary on Ecclesiastes – just some of the facets of the gal to whom this corner of the web belongs.

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