Être dans l’attente


« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort une lumière a brillé… » (Ésaïe 9,1)

Ce texte (Ésaïe 9,1-6) est un beau texte, toute l’année. Mais c’est vrai, en parlant de lumière, il va particulièrement bien pour ce temps de l’avent et de Noël.

Ces dernières années, souvent, je n’avais pas particulièrement envie de Noël. Quand je voyais les biscuits de Noël débarquer en Septembre, les décorations début octobre et les chansons de Noël en novembre – c’en était fini pour moi. Ajoutez à ça tous ces gens stressés, et toujours plus stressés plus on s’approche de Noël – et voilà ! Et quand les enfants étaient petits, il y avait au moins au total, j’ai compté, 10 fêtes de Noël auquel il fallait aller… trop !

Mais cette année, j’avais vraiment envie de vivre ce temps, et Noël autrement, d’y réfléchir, et d’entrer dans l’esprit de Noël.

J’ai lu une histoire aujourd’hui qui illustre, il me semble, assez bien cet esprit et sens de Noël. C’est une histoire vraie qui s’est passé comme ça.

Dans les premiers mois de la Première Guerre mondiale, la veille de Noël, des hommes des deux côtés des tranchées ont déposé leurs armes et se sont joints à une célébration spontanée.

Malgré les ordres de continuer à tirer, la trêve officieuse s’est propagée à travers les lignes de front.

Les participants des deux côtés ont découvert chaque jour de nouvelles surprises faites par les autres : les Allemands ont placé des arbres de Noël éclairés à la bougie sur des parapets de tranchées, des soldats en guerre ont chanté des chants de Noël, et des hommes des deux côtés ont partagé des colis alimentaires.

Ils ont grimpé des tranchées pour se rencontrer dans « No Man’s Land » où ils ont enfin enterré ensemble les morts, échangé des cadeaux, ils mangé et bu ensemble, et même joué au football.

Cette trêve informelle commençait par de petits actes : les troupes écossaises et allemandes posaient des journaux, des boîtes de ration et des notes amicales à travers les lignes ; Là, les ambulances, qui pouvaient de nouveau passer dans le no man’s land, s’arrêtaient pour partager cigarettes et poignées de main. Bientôt, cette trêve inofficielle répandit, de sorte que, à la veille de Noël, les armées de France, d’Angleterre et d’Allemagne chantaient des chants de Noël et des ballades sentimentales et dénonçaient le conflit avec des cris de « Á bas la guerre! et « Nie wieder Krieg! » » La trêve était, écrit un historien, un épisode remarquable, et, bien que «rejeté dans les histoires officielles comme une aberration sans conséquence», beaucoup de ceux qui l’observaient écrivaient et décrivaient à leurs familles et aux journaux locaux l’événement extraordinaire.

À la fin, les généraux terminaient la trêve, car elle serait « mauvaise pour le moral des troupes », par quelques balles perdues qui ont dégénéré en guerre totale – mais si elle aurait continué ? Elle avait eu lieu le premier Noël de la guerre 1914-1918…

N’est-ce pas là, ce qu’on appelle « l’esprit de Noël » ? Ou une partie ?

Que des hommes qui se faisaient la guerre, qu’ils arrêtent de tirer, de lutter, qu’ils partagent leur nourriture (qui devait être rare), des cadeaux, des notes amicales – qu’ils redeviennent des êtres humains et non de la chaire à canon ? Comme dans le texte d’Ésaïe, les manteaux roulés dans le sang étaient bons à brûler – les soldats ne voulaient plus jamais la guerre. Avec la venue de Noël, vient Jésus, le Prince de Paix.

Le temps de l’avent est un temps d’attente.

L’attente pour la venue de Jésus.

Pour ma part, j’ai décidé d’attendre de trois façons :

  • Attendre le Sauveur, l’enfant tout petit qui est né dans une étable à Bethléem
  • Attendre le Sauveur, mon ami, celui qui marche avec moi, à mes côtés, tous les jours
  • Attendre le Sauveur, celui qui reviendra un jour, parfaire son œuvre et le Royaume de Dieu qui est déjà parmi nous maintenant.

Je veux faire cela en réfléchissant chaque semaine de l’avent sur la symbolique des quatre bougies qui sont sur les couronnes de l’avent, car chacune a une signification :

  • La première, c’est l’espoir
  • La deuxième, c’est la paix,
  • La troisième, c’est la joie, et
  • La quatrième, c’est l’amour.

Publié par

dianaschaerer

Théologienne, blogueuse et prédicatrice, mère de deux enfants, épouse et auteur d’un petit commentaire sur l’Ecclésiaste – telle est celle qui se cache derrière ce petit coin du web. Theologian, blogger and preacher, mother of two children, wife and author of a small commentary on Ecclesiastes – just some of the facets of the gal to whom this corner of the web belongs.

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