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Shavuot – Pentecôte : L’alliance renouvelée dans nos cœurs


Voilà l’histoire de la première Pentecôte : les disciples attendaient à Jérusalem, et l’Esprit-Saint descendait sur eux, et ils prêchaient l’évangile aux gens venus de partout dans le monde, dans leurs langues respectives.

Pour mieux comprendre la signification de la Pentecôte, il me semble important de regarder ses origines, car la Pentecôte est une fête juive[1].

La fête biblique des semaines est appelé Pentecôte chez les chrétiens. Le mot grec pentècostè (πεντηκοστή)  signifie « les 50 jours » et se réfère au 50ème jour après le dimanche de Pâques quand l’Esprit-saint est descendu sur les disciples et Pierre annonça l’évangile  à Jérusalem.

En fait, cette fête s’appelle Shavuot dans le Pentateuque, et donc, dans le Judaïsme. A vrai dire, cette fête était le point culminant de la pâque juive, la sortie de l’Egypte – tout comme la crucifixion et la résurrection de Jésus a mené directement vers l’effusion du Saint-Esprit.

Cette fête marque le moment quand Dieu est entré dans l’alliance avec le peuple juif. Pendant le premier Shavuot au Sinaï, Dieu a institué l’alliance mosaïque (par le biais de Moïse) et a donné la Torah au peuple Israël – à la Pentecôte, après la résurrection de Jésus, Dieu a établi la nouvelle alliance avec les disciples de Jésus quand il a écrit sa loi dans leurs cœurs.

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Petite intro dans l’exégèse Rabbinique


Un passage du Zohar (un commentaire mystique de la Genèse) dit : « Malheur à l’homme qui vient nous déclarer que la Torah nous conte l’histoire du monde, et qu’elle nous rapporte les évènements des hommes de cette même période ». Cela veut dire que la Bible ne parle pas d’hier, mais uniquement de l’aujourd’hui de la Torah.

L’étude de la Torah, ou de la Bible, doit être quelque chose qui nous transforme. S’immerger dans son monde, et dans les textes de la tradition nous implique au plus profond, et transformer notre moi.

Étudier juste pour l’amour de l’étude (appelé Torah l’shmah) est très important, mais les Rabbins soulignent qu’il est primordial que cette étude affecte nos vies, et notre vie de tous les jours. Si cette étude n’affecte pas notre vie, elle est, finalement, inutile. Ainsi, on étudie pour mieux pratiquer. Cette étude doit être un véhicule, et influencer notre façon d’agir dans ce monde.

מָֽה־אָהַ֥בְתִּי תֹורָתֶ֑ךָ כָּל־הַ֝יֹּ֗ום הִ֣יא שִׂיחָתִֽי׃
מִכָּל־מְלַמְּדַ֥י הִשְׂכַּ֑לְתִּי כִּ֥י עֵ֝דְוֹתֶ֗יךָ שִׂ֣יחָה לִֽֿי׃

Combien j’aime ta Torah ! Toute la journée, j’étudie en elle… J’ai acquis plus de connaissance que tous mes enseignants, car tes ordonnances sont mon sujet d’étude.

Ou :

Combien j’aime ta Torah ! Toute la journée, j’étudie en elle… J’ai acquis de la connaissance de tous mes enseignants, car tes ordonnances sont mon sujet d’étude.

Psaume 119, 97 + 99

Celui qui est sage apprend de tout le monde… (Pirqe Avot 4,1) Ce proverbe vient d’un Rabbin du 2ème siècle. Lui-même dit avoir tiré cet enseignement de Psaume 119,97-99, en jouant sur les différentes possibilités pour traduire la préposition min en hébreu.

L’interprétation juive traditionnelle est marquée par ce jeu sur les mots, les différentes façons de traduire et d’associer des textes et des significations, au point d’interpréter non seulement le texte, mais aussi les lettres dont il est composé, l’espace entre les lettres, et les défaillances dans le texte.

Des manques d’information ou des contradictions dans un texte ou entre différents textes ne posent pas de problème, mais au contraire, donnent lieu à une lecture très libre et créative.

En étudiant la Torah, la Bible, chaque verset, chaque mot, et surtout chaque difficulté dans le texte, ou lettre, est traité comme quelque chose auquel on peut s’accrocher pour en dégager une signification.

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Adieu


Une lumière s’est éteinte
encore hier
je tenais ta main
fragile, mais forte
et douce à la fois

Une lumière s’est éteinte
s’en est allé pour toujours
endormi,
paisiblement
après la lutte du guerrier

Tu as été fort
tu as été courageux
tu as été aimant
souriant,
plein d’humour
un mari, père, grand-père
ami

Une lumière s’est éteinte
que vent a soufflé
et balloté
trop violemment
Adouci seulement
par l’amour immense
que lui portaient les siens

Une lumière s’est éteinte
tu t’es endormi
tu as lutté jusqu’au bout

Maintenant,
tu te réveilleras dans les bras de ton saveur
plus de mort
ni souffrances
toute larme
sera essuyé de tes yeux
alors qu’elles coulent encore
des nôtres

Je te dis doucement
Adieu
Tout doucement,
Nous nous reverrons

Une s’est allumé dans le ciel –
Tu es en sécurité
dans les bras de ton sauveur
accueilli, aimé, restauré,
guéri
vivant
dans le cœur
du Dieu d’Amour.

Yom HaShoah


לכל איש יש שם
chaque personne a un nom
chaque personne avait un nom
chaque personne aura un nom
et pour chaque personne ne pas née il y aurait eu un nom

les six millions ne seront pas oubliés
pas un seul d’entre eux
pas le plus petit des enfants,
tendant ses mains vers imma
amenés vers la mort
pour se réveiller dans le cœur de D.ieu

לכל איש יש שם
chaque personne a un nom
chaque personne avait un nom
chaque personne aura un nom
et pour chaque personne ne pas née il y aurait eu un nom
Debout le long des lignes de chemin de fer
marchant entre les wagons remplis de bétail humain
n’étant plus des humains,
dégradés en numéros et réduits en silence
mais même les pierres hurlaient

לכל איש יש שם
chaque personne a un nom
chaque personne avait un nom
chaque personne aura un nom
et pour chaque personne ne pas née il y aurait eu un nom
froids et affamés
transpirants et malades
trébuchant en avant, amenés vers la mort
trébuchant en avant, survivant
faisant des téfillin de morceaux de papier

לכל איש יש שם
chaque personne a un nom
chaque personne avait un nom
chaque personne aura un nom
et pour chaque personne ne pas née il y aurait eu un nom
Oh D.ieu plein de compassion
accorde le repos parfait
et ta présence

לכל איש יש שם
chaque personne a un nom
chaque personne avait un nom
chaque personne aura un nom
et pour chaque personne ne pas née il y aurait eu un nom
Oh D.ieu très haut, plein de compassion
– et tout bas
sois un arbri pour l’âme de mon bien-aimé ayant disparu à jamais

לכל איש יש שם
chaque personne a un nom
chaque personne avait un nom
chaque personne aura un nom
et pour chaque personne ne pas née il y aurait eu un nom
Oh D.ieu plein de compassion,
le plus vrai des juges,
protégé-les sous tes ailes
puisse leur mémoire
inpirer ma vie
chaque jour.

 

(Aujourd’hui est YomHaShoah. Yom HaShoah יום השואה « Journée de la Shoah », jour pour rendre hommage et faire mémoire des victimes de la politique nazie d’extermination du peuple juif.)

Marie Madeleine – petite critique du film


mary magdaleneLundi passé, j’ai été voir le film Marie Madeleine, et je l’ai apprécié pour plusieurs raisons: Marie, Jésus et les disciples étaient des juifs parmi des Juifs en Israël, il y avait une certaine quantité d’hébreu (ok … ça aurait dû être de l’araméen) dans le film, et le l’utilisation de parties de la liturgie juive (en fait la liturgie mizrahi, utilisée dans la région), a créé un sentiment de continuité entre les Juifs d’alors et les Juifs maintenant.

Ayant eu Amy-Jill Levine comme conseillère pour le film, il a évité certains des pièges habituels que ces films peuvent avoir, et j’ai aimé la façon dont Judas a été dépeint. En outre, le film a montré le climat et les tensions en Israël sous l’occupation romaine sans être trop préoccupé par la présence romaine; les scènes comme le procès devant le Sanhédrin, Pilate et Hérode ont été évitées.

Mais le film a aussi sa part de problèmes: l’utilisation de la liturgie juive contemporaine – même si certaines prières remontent à l’époque de Jésus – peut créer l’idée fausse et déplorable que le judaïsme est un fossile, figé dans le temps, sans changements depuis le temps de Jésus jusqu’à aujourd’hui.

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Vendredi Saint – des serpents et une croix


Vendredi Saint.

Ça a toujours été ma hantise. Un peu en tout cas.

Non pas parce que je ne crois pas en ce que Jésus soit mort pour nous, ou en la résurrection, ou que j’ai des problèmes avec. C’est plutôt lié à mes souvenirs que j’ai des Vendredi saints passés.

Mais au fond, quand on dit que Jésus est mort, et qu’il est mort pour nous, pour notre salut, qu’est-ce que cela veut dire ? Comment est-ce que la mort d’un homme il y a 2000 ans peut-elle être important pour moi aujourd’hui ?

Pour répondre à cette question, je voulais voir ce que Jésus lui-même avait à dire pour expliquer sa venue et sa mort à un de ses contemporains.

Celui-ci s’appelait Nicodème. D’après Jean, il est venu pour voir Jésus, papoter un peu, au milieu de la nuit. Ils parlent du Royaume de Dieu, de la vie éternelle et de la seconde naissance.

Jésus explique à Nicodème que l’être humain, quand il est livré à lui-même, n’arrive pas à vraiment connaître et à saisir les choses de l’Esprit et des réalités divines ; celles-ci doivent être accueillies dans la foi.

Pour expliquer sa mort, Jésus utilise une histoire bien connue par Nicodème et les autres juifs : l’histoire du serpent d’airain.

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Des chemins de Liberté II


Dieu notre Père,

Avec la venue de ton Fils, tu as ouvert un nouveau chemin.

Désormais, ce n’est plus la loi du plus fort qui compte,

Mais ta loi,

Et tes bras ouverts sur la croix

Qui accueillent tous sans distinction.

Dieu notre Père,

Tu es celui qui ouvre de nouveaux chemins pour nous.

Tu ouvres des chemins,

Chemins de liberté, de grâce, d’amour, de pardon.

Aide-nous à faire confiance

Et en confiance

Faire les premiers pas.