Blog

Allô, c’est Dieu qui parle ?


Comment écouter Dieu? Ahhh…

En Jean 10,27 Jésus dit « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. »

Qu’est-ce que ce verset me dit ?

Que de l’un côté, Jésus nous parle et qu’il nous connait (afin que ceux qui sont ses disciples le suivent), et de l’autre côté, que nous sommes capables d’écouter, et donc, d’entendre sa voix. Cela veut dire aussi que nous sommes capables de discerner entre sa voix et d’autres voix – il nous a donnés des outils pour le discernement (sa Parole, le Saint-Esprit, parfois d’autres personnes).

Dans Job 33, nous lisons « Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et on ne le remarque pas. »

Ce verset nous dit aussi que Dieu parle, et non seulement qu’il parle, mais de différentes manières. Il n’y a donc pas une recette valable une fois pour toutes, Dieu est flexible et créatif et s’adapte à nous.

Continuer la lecture de Allô, c’est Dieu qui parle ?

Le miracle de la Photo


Photographier permet de voir le monde autrement, plus intensément, et de voir les détails sous un autre angle. Prendre des photos peut ainsi devenir un art, une méditation ou une réflexion sur un sujet donné, ou sur l’être. Ainsi, la photo est à la fois un art, et un acte spirituel. Les deux, l’art et le spirituel, touchent des moments précis et uniques de la vie, dans un espace défini, et touchent à l’éternité.

Nous savons que nous avons touché à ça quand nous avons été touchés par quelque chose qui est au-delà de nous.

Souvent, nous traversons la vie comme si nous étions endormis, sans vraiment voir ce qui se passe autour de nous. La photographie peut alors devenir une pratique qui nous entraine à cultiver un regard « éveillé » pour vraiment voir le monde qui nous entoure.

Et c’est là le miracle de la photo : de capturer le moment et son essence, et par le regard et la présence pendant ce moment, découvrir un petit bout de sacré. Pendant ce moment, et en regardant la photo qui en résulte, je me rappelle que Dieu est présent partout. Non pas que Dieu est tout, mais qu’il peut être trouvé partout dans sa création, dans chaque moment, à chaque instant, à chaque endroit – et spécialement dehors, dans la nature, sa création si splendide, si magnifique, si belle, et si intimidante à fois.

IMG_20180509_062947_229

Un cœur dans le ciel…

Psaume du milieu de la tempête


Au milieu de la tempête
au milieu du vent
et du creux des vagues

Au milieu du désert
sous le soleil ardent
sur le sable brûlant

A milieu du néant
Seule dans le brouhaha de la foule
Tentant de rester en équilibre

Où es-tu, mon Dieu?
Où es ta voix dans cette tempête?
Sous le soleil de plomb

Murmure
Un murmure dans mon oreille
tel un doux vent d’été
qui caresse mon cœur

Ta voix calme ma douleur
Calme mes angoisses
Car avec toi mon Dieu,
la promesse de la Vie
est sans cesse re-donné
en cadeau.

L’Amour… sans limites ni frontières


Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime a été engendré de Dieu et connait Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu car Dieu est amour…. Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n’a jamais contemplé Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour a été mené à son accomplissement en nous.

(Tiré de 1 Jean 4)

Dans la Bible, la connaissance n’est pas seulement la connaissance intellectuelle, comme nous l’entendons souvent aujourd’hui. En hébreu, le verbe « connaitre », yada, désigne non pas juste la connaissance, mais aussi les relations sexuelles. La vraie connaissance, la connaissance de Dieu est donc quelque chose de très intime, de très profond, qui touche tout notre être dans ses profondeurs.

Ainsi, le croyant, s’il pratique cet amour, il découvrira vraiment qui est Dieu, et fait en retour l’expérience de l’amour de Dieu, car Dieu est Amour. C’est une des trois grandes descriptions de Dieu : Dieu est Amour, Dieu est Lumière (1 Jean 1,5), et Dieu est Esprit (Jean 4,24).

Continuer la lecture de L’Amour… sans limites ni frontières

Vivre en paix dans un monde qui n’est pas le nôtre…


Quelques réflexions sur Genèse 23,1-20.

Ces derniers temps j’ai vécu à un rythme où j’avais l’impression de ne plus avoir le temps pour rien. J’ai fait en une semaine le double de mes heures, le reste des heures, je ne les ai plus notés, et à côté de cela, il y avait encore le ménage, les enfants, le jardin, les poules, les poulets – le repos je me suis dit bref, ce sera pour la tombe.

Cela ne me dérange pas de faire quelques heures de plus, ce qui me dérange, c’est de courir et de faire et d’avoir l’impression d’avoir rien encore à faire, et qu’il reste encore, ou d’avoir pas fait grand-chose.

Pourtant, notre passage sur cette terre n’est que temporaire – le mien donc aussi. Il faudra donc nécessairement faire avec le temps à disposition.

Le temps, et la vie, ils ont donc les deux ces deux dimensions : quantité et qualité. Comment vivre pour ajouter de la qualité à nos vies, et à celles des autres ?

C’est à cette question il me semble que ce passage apporte une réponse.

Pour situer notre histoire : dans le chapitre avant, on trouve l’histoire du presque-sacrifice d’Isaac par Abraham, et après notre passage se trouve la quête du servant d’Abraham qui partit et revint avec Rebecca comme épouse pour Isaac.

Le chapitre 23 commence en nous relatant le fait de la mort de Sarah de façon très sobre. On aurait pu penser qu’après tout ce que Sarah a vécu aux côtés d’Abraham, cela aurait mérité un peu plus de mention que juste une petite phrase…

Continuer la lecture de Vivre en paix dans un monde qui n’est pas le nôtre…

Shavuot – Pentecôte : L’alliance renouvelée dans nos cœurs


Voilà l’histoire de la première Pentecôte : les disciples attendaient à Jérusalem, et l’Esprit-Saint descendait sur eux, et ils prêchaient l’évangile aux gens venus de partout dans le monde, dans leurs langues respectives.

Pour mieux comprendre la signification de la Pentecôte, il me semble important de regarder ses origines, car la Pentecôte est une fête juive[1].

La fête biblique des semaines est appelé Pentecôte chez les chrétiens. Le mot grec pentècostè (πεντηκοστή)  signifie « les 50 jours » et se réfère au 50ème jour après le dimanche de Pâques quand l’Esprit-saint est descendu sur les disciples et Pierre annonça l’évangile  à Jérusalem.

En fait, cette fête s’appelle Shavuot dans le Pentateuque, et donc, dans le Judaïsme. A vrai dire, cette fête était le point culminant de la pâque juive, la sortie de l’Egypte – tout comme la crucifixion et la résurrection de Jésus a mené directement vers l’effusion du Saint-Esprit.

Cette fête marque le moment quand Dieu est entré dans l’alliance avec le peuple juif. Pendant le premier Shavuot au Sinaï, Dieu a institué l’alliance mosaïque (par le biais de Moïse) et a donné la Torah au peuple Israël – à la Pentecôte, après la résurrection de Jésus, Dieu a établi la nouvelle alliance avec les disciples de Jésus quand il a écrit sa loi dans leurs cœurs.

Continuer la lecture de Shavuot – Pentecôte : L’alliance renouvelée dans nos cœurs

Petite intro dans l’exégèse Rabbinique


Un passage du Zohar (un commentaire mystique de la Genèse) dit : « Malheur à l’homme qui vient nous déclarer que la Torah nous conte l’histoire du monde, et qu’elle nous rapporte les évènements des hommes de cette même période ». Cela veut dire que la Bible ne parle pas d’hier, mais uniquement de l’aujourd’hui de la Torah.

L’étude de la Torah, ou de la Bible, doit être quelque chose qui nous transforme. S’immerger dans son monde, et dans les textes de la tradition nous implique au plus profond, et transformer notre moi.

Étudier juste pour l’amour de l’étude (appelé Torah l’shmah) est très important, mais les Rabbins soulignent qu’il est primordial que cette étude affecte nos vies, et notre vie de tous les jours. Si cette étude n’affecte pas notre vie, elle est, finalement, inutile. Ainsi, on étudie pour mieux pratiquer. Cette étude doit être un véhicule, et influencer notre façon d’agir dans ce monde.

מָֽה־אָהַ֥בְתִּי תֹורָתֶ֑ךָ כָּל־הַ֝יֹּ֗ום הִ֣יא שִׂיחָתִֽי׃
מִכָּל־מְלַמְּדַ֥י הִשְׂכַּ֑לְתִּי כִּ֥י עֵ֝דְוֹתֶ֗יךָ שִׂ֣יחָה לִֽֿי׃

Combien j’aime ta Torah ! Toute la journée, j’étudie en elle… J’ai acquis plus de connaissance que tous mes enseignants, car tes ordonnances sont mon sujet d’étude.

Ou :

Combien j’aime ta Torah ! Toute la journée, j’étudie en elle… J’ai acquis de la connaissance de tous mes enseignants, car tes ordonnances sont mon sujet d’étude.

Psaume 119, 97 + 99

Celui qui est sage apprend de tout le monde… (Pirqe Avot 4,1) Ce proverbe vient d’un Rabbin du 2ème siècle. Lui-même dit avoir tiré cet enseignement de Psaume 119,97-99, en jouant sur les différentes possibilités pour traduire la préposition min en hébreu.

L’interprétation juive traditionnelle est marquée par ce jeu sur les mots, les différentes façons de traduire et d’associer des textes et des significations, au point d’interpréter non seulement le texte, mais aussi les lettres dont il est composé, l’espace entre les lettres, et les défaillances dans le texte.

Des manques d’information ou des contradictions dans un texte ou entre différents textes ne posent pas de problème, mais au contraire, donnent lieu à une lecture très libre et créative.

En étudiant la Torah, la Bible, chaque verset, chaque mot, et surtout chaque difficulté dans le texte, ou lettre, est traité comme quelque chose auquel on peut s’accrocher pour en dégager une signification.

Continuer la lecture de Petite intro dans l’exégèse Rabbinique